Cultures de café dans les montagnes colombiennes

Le laboratoire du vivant

Faire de chaque activité humaine une force de régénération.

Nos actions ne sont pas des programmes isolés. Elles composent un système où la forêt, l’eau, l’agriculture, l’emploi et la connaissance se renforcent mutuellement.

≈ 250 hade territoire
≈ 210 hade réserve
≈ 20 000caféiers accompagnés
≈ 500cacaoyers accompagnés

Agir sur l’ensemble

Six domaines qui forment un même écosystème.

La forêt ne peut être protégée durablement si les familles n’ont pas de solutions économiques. L’agriculture ne peut durer sans eau, fertilité, biodiversité et savoir-faire.

01

Protéger les forêts et l’eau

Préserver les zones forestières, les sources et les corridors dont dépend l’équilibre du territoire.

02

Développer l’agroforesterie

Réintroduire progressivement arbres, fruitiers, cacao, cultures vivrières et biodiversité autour du café.

03

Régénérer la fertilité

Préparer composts, fermentations et engrais biologiques à partir des ressources disponibles sur le territoire.

04

Créer des emplois dignes

Financer le travail de celles et ceux qui entretiennent, observent, cultivent et protègent quotidiennement.

05

Renforcer l’autonomie

Diversifier l’alimentation, la transformation, l’aquaculture et les productions utiles aux familles.

06

Observer et transmettre

Accueillir volontaires, chercheurs et partenaires pour documenter les expériences et partager les apprentissages.

Travail agricole sur le territoireVégétation tropicale et forêt de Pachatopia

Produire avec le vivant

Introduire la forêt dans les champs.

Le café et le cacao ne sont pas destinés à pousser seuls. Nous cherchons à les intégrer dans des systèmes où arbres, fruitiers, plantes utiles, cultures vivrières, animaux et micro-organismes coopèrent.

Nous prélevons avec mesure certaines ressources de la forêt pour multiplier ses fonctions dans les zones cultivées : micro-organismes, matières organiques, graines, connaissances et inspiration.

Cette transition est progressive. Nous ne prétendons pas avoir atteint la perfection. Nous documentons les avancées, les difficultés et les adaptations nécessaires.

Découvrir les productions disponibles

Le travail réel

La régénération se construit geste après geste.

Entretenir, observer, ouvrir un passage, préparer un sol et accompagner une parcelle : les transformations visibles commencent par un travail humain patient.

Eider travaillant au milieu de la végétation sur le territoire de Pachatopia
01Eider au travail entre les cultures et la végétation.
Travailleurs entre les caféiers de la parcelle Alicia dans les montagnes de San Carlos
02Parcelle Alicia — entretenir les caféiers dans un paysage vivant.
Préparation manuelle du sol sur une pente de la parcelle Pachatopia
03Parcelle Pachatopia — préparer la pente manuellement.
Terrasses et lignes de travail achevées sur une pente de la parcelle Pachatopia
04Le terrain après l’intervention : une structure lisible pour poursuivre le travail.

Travail · forêt · paix

Assurer les salaires est aussi une action de protection.

Lorsqu’un territoire n’offre plus de travail digne, la forêt peut devenir le dernier capital disponible : bois, chasse, minerais ou nouvelles terres agricoles. Créer des emplois liés au soin du vivant change cette relation. La protection cesse d’être une contrainte extérieure et devient une source de dignité.

À San Carlos, cette dimension rejoint une histoire plus profonde : celle d’un territoire qui se reconstruit après le conflit armé. Faire durer la paix implique de rendre la vie quotidienne, le travail et l’avenir à nouveau possibles.

À Pachatopia, la paix est étudiée à partir du réel : la relation au travail, à la terre, à l’eau, aux ressources, à la mémoire et aux autres. Nous cherchons à documenter les conditions qui réduisent la dépendance à la violence et renforcent la dignité, la coopération et la résilience du territoire.

La création d’emplois vertueux peut contribuer à la paix. Elle ne suffit ni à expliquer ni à résoudre, à elle seule, un conflit aussi complexe.

Bassin et expérimentation d’aquaculture sur le territoire

Diversifier pour devenir résilient

Un laboratoire qui relie les systèmes.

Pisciculture, cultures vivrières, transformation du café et du cacao, valorisation de la biomasse, engrais biologiques : chaque activité est pensée pour réduire les pertes et nourrir une autre partie du système.

L’objectif n’est pas d’accumuler des projets, mais de comprendre comment leurs flux d’eau, de matière, d’énergie et de connaissances peuvent coopérer.

Ces actions existent déjà. Elles ont besoin de continuité.

Soutenir le travail de terrain